Avant le duo.

Ci-contre: XENIX Trio, en live Bordeaux 1987.

La ville est alors un vivier fébrile de musiciens, très rock, mais pas seulement . Ce trio jazz fusion est tout aussi énergique, précis, architecte inspiré de conversations musicales très élaborées.

 

François Faure au piano, Maurice Fari à la battterie et Jack Tocah, à la basse.


 Archive pirate. Carole Simon et le Beau Quartet. 

Live du 9 mars 2013 au Sunset, Paris. 

Piano : William Lecomte

Basse : Acelino De Paula

Batterie: Luiz Augusto Cavani

Saxophones/Flûtes : Raul Mascarenhas 

Carole Simon, pas encore Tocah, cherche, crée, 

produit et dirige ses projets en toute autonomie, 

s'entourant de musiciens de haut vol dans le Paris

des années 2000 et du début des années 2010.


Il était une fois 2 croque-notes qui se croisent, se toisent, se recroisent et finissent par s'épouser.

Bios

Carole TOCAH

 

Coplas y palmas à la casa les jours de fêtes, Beatles et Köln concert sur le tourne-disque hi-fi des tontons, puis Ella et Léo Ferré, Stravinski,... Pèle-Mêle. Tout est si beau et vivant... Dans l'Angoulême des années 70 où le festival de la BD et des Musiques Métisses sont en train de naître, l'étoile Marisa Lodi l'initie au geste dansé habité. Les arts florissent et elle grandit, dessine, lit, apprend des autres. Apprend tout ce qu'elle peut.

 

C'est très timidement et sans aucun savoir musical qu'elle ose le chant à 18 ans, sous le nom de scène Carole Simon. À Bordeaux, le pianiste Joseph Ganter, directeur de la 1ére école de Jazz de Bordeaux, lui permet d'apprendre le métier du piano bar et du concert privé dans les châteaux du terroir. Cette école d'endurance à la fois très codée et abrupte l'éloigne un temps de  l'émotion artistique apportée par le ballet et la peinture, mais elle lui apprend le répertoire des standards de jazz et leur histoire. La vocation est puissante. Cela transforme l'expérience en porte d'entrée sur la scène bordelaise.

Elle veut maîtriser ses projets, alors elle saisit toutes les occasions d'apprendre, en étudiant la composition et les musiques improvisées. Ce sont des rencontres esth-étiquement déterminantes avec Bernard Maury, Antoine Hervé ou Patrick Schroeder, Yvan Jullien, Michèle Hendricks.

Elle écrit, et produit son premier album "Mektoub", plein de vitalité et de promesses malgré de grosses imperfections. Quelque chose d'existentiel s'y exprime, qui mérite plus de travail et de maîtrise. Un critique bordelais, dans le journal Sud-Ouest, passe les maladresses sous silence, mais évoque le charme du "sillon de Carole Simon". Tout est dit sur ce qu'il va falloir devenir apte à surmonter, en soi et dans le regard du milieu professionnel.

 

Elle collabore sur des projets en tant que soliste : Big Band de Joseph Ganter au Grand Théâtre de Bordeaux en 1994, "Antinea flamenca" de Concha Castillo, big band de Serge Balsamo « Flex à 13 » à la fin des années 90. 

 

Son duo de reprises avec le pianiste Serge Moulinier publie  au début des années 2000 un 2ème album « Barco », qui retentit au niveau national. Elle quitte Bordeaux pour Paris, où elle écrit, compose et produit en 2008 son album « Paris-Madrid » pour lequel elle fait appel à William Lecomte (piano), Serge Balsamo (guitare), Titi Dufour (batterie et violoncelle), Acelino de Paula (basse)  et Marc Berthoumieux (accordéon). Suivent une série de concerts éponymes à Paris et en province, l'équipe s'adjoignant Luiz Augusto Cavani (batterie) et Raul Mascarenhas ou Hervé Meschinet (sax et flûte, en alternance).

 

En 2016, c'est le retour en Gironde, et la rencontre artistique avec le musicien Jack Tocah, qui devient ensuite son époux.

2020 sortie de "Qui comme Ulysse".

2021, sortie de l'album La Joie et Le Tendre, du pianiste franco-portugais André Sarbib et l'immense artiste brésilien Ivan Lins, où ils confient à Carole l'adaptation française des textes des chansons d'Ivan. Elle y pose aussi sa voix sur plusieurs titres.

 

Actuellement elle partage son temps entre l'enseignement musical, et la création. Elle est coordinatrice pédagogique du pôle Jazz et Musiques Actuelles de l'école de musique de Pessac, en Gironde.

Jack Tocah

 

C'est l'un de ces Ulysse flamboyants, propulsé à travers la musique par les énergies créatrices des années 1970. À Périgueux, c'est l'époque de la musique populaire par l'orchestre de bal, le rock avec le groupe Byzance, et la musique expérimentale psychédélique dans la mouvance des Pink Floyd qu'il mêle à l'apport "pensée et musique" de John Coltrane. 

 

La période fondatrice, c'est celle de ses 16 ans où il décide de but en blanc qu'il sera musicien. Avec des copains, entre les expériences sensorielles dans le vaisseau des substances de l'époque, il improvise et expérimente très sérieusement, des heures et des jours durant, une musique affranchie de toute référence... ou presque : quelque chose du son anglais l'appelle.

 

Ils partent à Londres pour écouter King  Crimson, de Robert Fripp époque Brian Eno, - une claque, ce concert-, et les Sparks au Marquee Club. Ils en profitent pour rapporter la chambre d'écho Binson, une tête d'ampli Iwatt, et puis des fringues! À Périgueux, on ne trouve ni matériel ni école de musique pour apprendre à jouer le rock ou le jazz. La créativité déborde dans tous les domaines, la passion est une raison de vivre, et la grande distribution n'existe pas.

 

Avec le batteur Maurice Fari,- rencontré dans l'orchestre de bal périgourdin de Pierre Martin -, il forme pendant une décennie LE couple basse-batterie le plus demandé de la région bordelaise alors en effervescence sur le plan musical. Il intègre un groupe bordelais mythique : XALPH. Son créateur, Jean-Pierre Daran a publié en 2022 un livre qui raconte son épopée. Ici, vous accéderez à une précieuse archive son et image. 

 

Puis c'est le temps de ROGER LA HONTE, groupe de rock où ils retrouvent Serge Korjanevski, aux côtés de Patrice CUISSET (guitariste du groupe ART 314), et le chanteur Michel Laporte, qui co-fondera plus tard le Kakalband, et Mimi Lalourde. 

 

Il travaille aussi aux côtés du pianiste François FAURE (Jazz fusion) en quartet avec Philippe Valentine (batterie) et Patrick Briand (guitare, ex de XALPH). Ce groupe devient XENIX (voir la vidéo en haut de page) avec Momo Fari à la batterie, dont la formule quartet accueille Frédéric Sylvestre à la guitare. C'est aussi l'époque où Jack est très demandé pour enseigner la basse à Bordeaux. 

 

Puis est venue la rencontre cruciale avec Bernard LUBAT. Il fut plusieurs années le bassiste de la Compagnie. L'émulation en son sein a constitué la clé de voûte entre sa technique de musicien et la notion d'Art. Sa pratique musicale inclut alorsle questionnement, qui libère des codes en place et fait de la liberté un axe de progression. 

 

Il travaille ensuite en tant que producteur et bassiste de la chanteuse Sylvie Maréchal, (album Providence), avant d'ouvrir pendant quelques années une galerie d'art dans l'entre deux mers bordelais. Puis ce sont des années de réflexion, d'introspection. Il rencontre Carole en 2016. Ensemble ils jettent alors les bases de leur duo.

 

Jack est cité dans « Bordeaux Rock » de Denis Fouquet, ouvrage retraçant l'histoire du Rock à Bordeaux. 


Télécharger
Pressbook.pdf
Document Adobe Acrobat 61.2 MB

Création Enfance

Il était une fois, il y a dix jours, il y a cent ans, les enfants d'un village du bord de la Garonne. Ils rencontrèrent une chanteuse de jazz. Le village avait été inondé l'hiver précédent. Elle habitait plus loin, sur la même rive, juste derrière la vieille digue qui avait, encore une fois mais pour combien de temps, tenu bon. Une petite fée invisible et malicieuse, nommée Maryse, lui fredonnait souvent à l'oreille comme un début de ritournelle : « Si la digue rompt... Si la digue rompt... » Quand la chanteuse rencontra les enfants, ils étaient en classe, avec leur maîtresse, Céline Dumas . Elle leur apprit la ritournelle. - « À quoi sert une chanson ? » demanda le fleuve qui les écoutait. - « À nous ressembler, à nous faire danser », dirent les enfants. - « À nous ouvrir au monde et à relativiser les peurs », dit la chanteuse. Ensemble, ils parlèrent de l'eau qui monte et de la vie, de musique, de rythme, et de parole posée dessus. Le work song est, entre autres, à l'origine du jazz. Elle leur apprit que sur son rythme répétitif, il servait à donner du courage, parler des peines et de l'espoir, supporter la fatalité et neutraliser la peur. Les enfants laissèrent alors s'échapper de leurs bouches des mots multicolores. La chanteuse Carole, la maîtresse Céline, et Michel Bourdot , un villageois marchand d'épuisettes, ont attrapé ces mots avec des épuisettes. Carole a mis de l'ordre, de la rime et du rythme dans tous ces mots. Ils ont rejoint la petite ritournelle « Si la digue rompt, digue rompt, digue rompt là... » Jack Tocah , l'amoureux de la chanteuse, qui était aussi musicien, vint y jouer ses notes. Ainsi commença l'histoire de SILADIGUERON...

Lien vers docu-clip intégral sur la chaîne YouTube de la SACEM: https://www.youtube.com/watch?v=O0jMxSXDuqc

JANVIER 2018.

Annie ROBERT est venue nous voir.

Webzine intégral cliquez-la-dessus.

 

Merci à Satiti Partenlive, venue nous "shooter" en 2017.


 

Tous droits réservés ®